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jeudi 23 mai 2013

MESSAGE DE RECONFORT ET D’ENCOURAGEMENT AU PEUPLE CENTRAFRICAIN


Invité plusieurs fois pour des conférences de paix dans cette partie de l’Afrique Centrale qui est devenue pour lui une nouvelle famille, ayant appris les tristes nouvelles survenues dans ce pays menaçant la paix et fort des assises de paix de janvier 2013 à Libreville au Gabon, le père Jean-Marie BUKASA MALU, chantre de la paix en Afrique, Initiateur d’Afrika Telema non seulement a mobilisé les ressortissants centrafricains résident à Brazzaville en les conviant à une messe en faveur de la paix qu’il avait présidée à la veille des assises de Libreville entre les deux parties en conflits qui ont abouti à la grande satisfaction de tous, en l’église Notre Dame de Fatima de M’pila/Brazzaville, mais a aussi adressé ce message de réconfort et d’encouragement pour que s’établisse la paix et que le dialogue soit privilégié dans le respect mutuel.


 le Père Jean-Marie ( à l'extrême droite), lors d'une conférence sur la PAIX à Bangui (RCA)

J’apprends, avec beaucoup d’amertume, la situation difficile que vit actuellement le peuple centrafricain, situation caractérisée par une paix de plus en plus menacée, sur toute l’étendue du territoire national.
Des nouvelles, qui nous parviennent sur cette situation, ne peuvent laisser indifférente toute personne éprise de paix et de justice.



Dans son message sur la journée mondiale de la Paix, célébrée le mardi 1er janvier 2013, le Pape Benoît XVI affirme : « La réalisation de la Paix dépend avant tout de la reconnaissance d’être, en Dieu, une unique famille humaine », car rappelle-t-il : « La  Paix est un don de Dieu, mais une œuvre humaine » (Mercredi 02 janvier 2013).
Par ailleurs, Conformément à l’Acte constitutif de la Charte de l’Unesco : « Les guerres prenant naissance dans l’esprit de l’homme, c’est dans l’esprit de l’homme que doivent être élevées les défenses de la paix », je vous invite donc à devenir les vrais défenseurs et messagers de la paix, non seulement dans votre pays, mais aussi dans la sous-région.



Aussi, partageant avec vous ces moments douloureux que vous endurez, voudrais- je, par le présent message, vous traduire toute ma compassion et vous inviter au courage et au dialogue.
De cœur avec vous, je voudrais me référer à mon message sur la Paix, la Justice et la Réconciliation, formulé pendant la célébration chez vous, de la ‘’Semaine sur la consolidation de la paix, en vue de l’unité et de la concorde  nationales’’, du 23 au 26 novembre 2011, au centre Jean XXIII (Bangui).  
De par sa position géographique, votre pays est appelé à jouer un rôle déterminant dans la propagation de la paix dans la sous-région et en Afrique en général.  Le peuple
Centrafricain connait la valeur de la paix et devrait en être fier, d’autant plus que ce peuple ne parle qu’une seule langue sur toute l’étendue du territoire national, ce qui est signe de cohésion et d’unité nationales.  
Les centrafricains ne méritent pas cette situation de guerre et d’insécurité soulignée plus haut.
Par conséquent, chacun est invité à s’impliquer dans la recherche des voies et moyens en vue d’un retour rapide à la paix, gage de la reconstruction et du développement de votre cher pays.



La vocation de préservation et de promotion de la paix n’est pas seulement l’apanage exclusif des dirigeants de votre pays ; elle est aussi l’affaire de tout le peuple. Car, la paix ne redeviendra effective et durable que dans la mesure où chacun se fera violence afin de vivre dans le respect de ses vertus, à savoir : la justice, la liberté, le dialogue, le pardon et l’amour, bref le respect des droits de l’homme et des principes fondamentaux de la démocratie.
Devant la menace qui pèse sur la paix et l’unité, jadis, chèrement acquises, seul le pardon constitue le préalable de la réconciliation. A travers le pardon, chacun pourra comprendre ce qui s’est réellement passé et chercher à vivre en harmonie avec les autres.



Une fois de plus, je reste de cœur avec vous, tout en encourageant les différentes initiatives entreprises par tous ceux qui militent pour la réconciliation de votre peuple, pour le retour de la paix, de l’unité et de l’intégrité de Centrafrique.
Je profite du début de cette année 2013, pour vous souhaiter, au nom de tous les membres d’’AFRIKA TELEMA’’ et en mon nom propre,  mes vœux les meilleurs de pardon, de réconciliation, de paix, de prospérité et de consolidation de l’unité nationale, pour tout le peuple centrafricain.

                                                   Révérend  Père Jean Marie BUKASA MALU, OCD
                                                                   Chantre de la Paix en Afrique
                                                                                                                                                        

NB : Pour tout contact :
Département de la Communication et Presse d’afrika-telema
Siège : Paroisse Notre Dame de Fatima /Mpila/Brazzaville.
B.P :1610.Rép.du Congo

                                                                        

mercredi 22 mai 2013

Hymne de paix aux consacré (e)s d’Afrique et de Madagascar. (COSMAM)

La paix, la justice, l’unité et la réconciliation demeurent parmi les points focaux d’Afrika Telema, œuvre de campagne pour la promotion de la paix et du développement en Afrique.

C’est autour de ces préoccupations capables de déshumaniser le monde que le Père Jean-Marie Bukasa Malu, en sa qualité de Chantre de la paix en Afrique et Coordonnateur d’Afrika Telema,  a composé un hymne incitatif aux consacrés d’Afrique et de Madagascar d’être les artisans de paix dans leurs pays, conférences, congrégations et leurs communautés.




Refrain :         Consacré(e) d’Afrique et de Madagascar,
                         Lève- toi pour la Réconciliation, la paix, la Justice;
                         Sois  artisan  de Paix (5×)

         Solo :    - Dans ton Pays
                      - Dans ta conférence
                      - Dans ta congrégation
                      - Dans ta Communauté

   Couplet : 1
   Consacré(e),
    Je me lève réconcilié(e) avec mon prochain;
    Dans la paix et la justice;
    Avec tous les peuples de mon continent;
    Sans distinction de races, de tribus, de religions.

  Couplet : 2
  Consacré(e),
   Je me lève réconcilié(e) avec mon prochain;
   Dans la paix et la justice;
   Pour l’unité du peuple de mon continent;
   Au service de son développement;
   En bannissant l’injustice et la violence

Couplet : 3
Consacré(e),
 Je me lève réconcilié(e) avec mon prochain;
 Dans la paix et la justice;
 Dans  la foi en Dieu,
 Avec (une) passion pour le Christ,
 Prince de la paix.

Couplet : 4
Consacré(e),
 Je me lève réconcilié(e) avec mon prochain;
 Dans la paix et la justice;
 Pour ne pas me déshumaniser;
 Pour ne pas errer comme une brebis égarée.

Couplet : 5
Consacré(e),
 Je me lève réconcilié(e) avec mon prochain;
 Dans la paix et la justice;
 Pour bâtir en espérance;
 Des projets communautaires de développement.

   Couplet : 6
  Consacré(e),
   Je me lève réconcilié(e) avec mon prochain;
   Dans la paix et la justice;
   Pour le pardon, le dialogue entre africains;
   En vue d’une véritable promotion de la paix.

 Auteur- Compositeur: Père Jean-Marie BUKASA  MALU ocd,  chantre de la paix en Afrique et  Président de la  Commission  Réconciliation, Justice –
paix de la Conférence des Supérieurs Majeurs du Congo


NB : Pour tout contact :
Département de la Communication et Presse d’afrika-telema
Siège : Paroisse Notre Dame de Fatima /Mpila/Brazzaville.
B.P :1610.Rép.du Congo


vendredi 24 août 2012

« Je te rends grâce car tu m’as exaucé : Tu es pour moi le salut » (Psaume 117,21)


Le 25 août, c’est la fête de Saint Louis de France. Le Père Jean Marie Bukasa se souvient de la chapelle Saint Louis des Français de Brazzaville, chapelle qui a été réduite en poussière lors de l’explosion de deux dépôts de minutions le dimanche 4 mars 2012. Jusqu’à présent, les fidèles chrétiens de cette chapelle n’ont pas de lieu de prière. Lui-même était à quelques mètres seulement du camp militaire où a eu lie l’explosion. Il avait été grièvement blessé, il avait presque perdu la vue. Après cinq mois de silence, après sa guérison par l’intercession de Marie,  le Père Jean Marie témoigne, rend grâce au Seigneur et remercie tous ceux qui l’ont secouru et prié pour lui.



Le Père Jean-Marie, quelques minutes après l'explosion
Les cicatrices sont encore très fraîches pour oublier de si tôt ce qui s’est passé ce dimanche-là, dimanche 4 mars 2012, dimanche apocalyptique, dimanche de l’hécatombe : De nombreuses maisons rasées par le souffle de l'explosion, des vitres ont volé en éclats, des toitures ont été éventrées et des portes défoncées, Il y avait plus. C’était le dimanche « rouge », le sang innocent avait beaucoup coulé : des centaines de personnes ont été tuées, des centaines blessées. A la base de cette catastrophe : Un incendie dans deux magasins de munitions d'un dépôt de la caserne du régiment blindé au quartier M’pila. Dans nos oreilles résonnent encore les bruits assourdissants de ces cinq explosions très fortes et espacées qui se sont produites à partir de 08H00 locales et jusqu'à 10H45, et qui ont même secoué et fait des dégâts matériels à Kinshasa, la capitale de la RD Congo voisine, séparée de Brazzaville par le fleuve Congo. Ce dimanche-là, l’Afrique a bougé, et le monde entier était alerté : Cris, colère, indignation, pleurs, consternation, émotion et recueillement se sont entremêlés. Jamais le Congo Brazzaville n’avait connu pareil drame auparavant.

Premiers soins à la Clinique COGEMO de Brazzaville, quelques heures après l'explosion
Après cinq mois de silence, l’un des blessés graves rend témoignage, mieux il rend grâce et remercie Dieu, la Vierge Marie « sa Maman du Ciel » ainsi que ses frères et sœurs humains. Lui, c’est le Père Jean Marie BUKASSA, curé de la Paroisse Notre Dame de Fatima qui se trouvait à quelques mètres seulement du lieu de l’explosion.  Certains ont dit qu’il était au mauvais endroit et au mauvais moment. Mais Dieu seul sait ce qu’il en était, lui qui est le maître de l’histoire et des événements.
Plusieurs personnes m’ont demandé de témoigner, mais comment témoigner dans ce petit espace que m’offre le site internet ? Une chose est sûre : L’espace alloué au site ne peut contenir ce grand témoignage. D’autres encore m’ont proposé de mettre par écrit, sous forme d’une plaquette, ce que j’ai vu, senti et vécu. J’ai retenu l’idée et si Dieu me fait grâce, je m’emploierais pour que ce désir soit concrétisé dans un proche avenir. Cette idée est bonne car elle se trouve être dans la droite ligne de ce que nous conseille la Parole de Dieu dans le Livre de Tobie : « Il est bon de garder le secret du roi, mais il est très recommandé de révéler et de publier les merveilles de Dieu » (Tb 12,7). Le moins que je puisse dire, pour l’instant, c’est que j’ai été témoin de la force et de la gloire du Seigneur. J’ai été bénéficiaire de l’intercession maternelle, discrète mais puissante de la Vierge Marie que j’appelle désormais affectueusement : « Ma Maman du Ciel ». Avec le psalmiste je peux dire  au Seigneur (et à sa Mère) : « J’ai vu ta force et ta gloire. Ton amour vaut mieux que la vie, tu seras la louange de mes lèvres ! Toute ma vie je vais te bénir, lever les mains en invoquant ton nom » (psaume 62,4-5).
Cet accident m’a permis de faire l’expérience de la confiance et de la patience dans la prière. Quand les hommes veulent tout et tout de suite, Dieu, lui, prend son temps pour purifier nos demandes avant de les exaucer. Il agit selon son Bon Vouloir : quand il veut et comme il veut. Il fait Miséricorde à qui il veut faire Miséricorde. C’est donc sans mérite de ma part qu’il m’a fait la grâce de la guérison quand les pronostiques médicales tendaient vers le pessimisme.
L'état de détérioration avancée des yeux du Père Jean Marie
Aujourd’hui, je peux affirmer que la Providence Divine existe. Tenez par exemple : le « bon samaritain » qui a pris pour moi le rendez-vous pour l’hôpital Hôtel-Dieu de Paris, jamais je l’ai vu de mes yeux qui étaient incapables de voir. Tout ce que je sais de lui c’est que c’est un coopérant français qui est venu voir la statue qui était restée debout après que toute l’édifice de la chapelle Saint Louis de Français soit réduite en ruine et que c’est fortuitement qu’il est arrivé jusqu’à moi et que c’est gratuitement qu’il a pris sur lui ma peine jusqu’à mener des démarches en vue de mon hospitalisation et de mon hébergement chez mes confrères carmes de Paris.
Le Père Jean Marie, en partance vers Paris avec sa fille spirituelle qui lui a servi de guide
Ces lignes, je les ai écrites avec deux  objectifs : Briser le silence pour faire signe de vie auprès de celles et ceux qui se questionnent encore sur mon état de santé et remercier tous ceux qui sont venus en mon secours durant ce moment de dure épreuve d’une manière ou d’une autre, de près ou de loin.
Pour le reste du témoignage, je promets que la plaquette sera mise à la disposition de tous pour qu’avec moi vous magnifiez le Seigneur car éternel est son Amour. Je ne le dirais jamais assez !
L'état actuel des yeux du Père Jean Marie
Puisque la liste ne sera pas exhaustive et que l’oubli sera inévitablement au rendez-vous, j’implore déjà votre indulgence avant ce mot de remerciement.
De tout cœur, Merci :
 A Maman Antoinette SASSOU-NGUESSO et son époux, le Président de la République du CONGO, tous deux préoccupés par l’ampleur de l’événement, n’ont cessé de m’envoyer leurs proches collaborateurs pour s’enquérir de mon état de santé.
-        -   À  L’archevêque de Brazzaville, Son Excellence Mgr Anatole MILANDOU qui a multiplié des visites à mon chevet, toujours dans le souci de s’enquérir de l’état de santé de son prêtre.  
-        -   À Mgr. Louis Portella MBUYU, président de la Conférence Episcopale du Congo, qui est venu m’apporter son soutien moral et spirituel de Père.
-         -  Au Vicaire Général de l’archidiocèse de Brazzaville, Abbé Léonard MILONGO, ainsi qu’à l’Abbé Gervais YOMBO, Recteur du Grand-Séminaire Emile BIAYENDA. Leurs présences m’ont réconforté.
-         -  A tous les  confrères prêtres, religieux et religieuses de Brazzaville et de partout ailleurs, pour leurs prières ferventes.
-          - Au corps médical de l’Hôpital Hôtel-Dieu de Paris pour le soin et l’attention qu’ils apporté à leur patient que j’étais.
-         -  A la veuve Monique CASSI Taty Loutard qui m’a constamment rendu visite à Paris , durant toute la période de mon hospitalisation et après. Elle avait joué, pour moi, le rôle de maman.
-          -  A toutes les carmélites déchaussées, je  présente tous mes remerciements pour vos prières silencieuses qu’elles ont  fait monter vers Ma Mère du Ciel pour ma guérison.
-          Aux fils et filles du Congo Brazzaville, et d’ailleurs : un grand merci pour votre soutien multiforme que vous m’avez apporté.
-          A mes confrères  Carmes Déchaux de la délégation du Congo,  et particulièrement ceux qui habitent sur la rue Jean Ferrandi à Paris pour la chaleur communautaire, le soutien fraternels et l’hébergement.
-          A tous mes supérieurs majeurs dans l’Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel
L'église Saint Louis des français tombée en ruine
Mon plus grand souhait est que les chrétiens de la chapelle Saint Louis des Français retrouvent leur lieu de prière. C’est avec eux, main dans la main, que nous avions fait naître l’idée de construire une église de grand standing, la première chapelle étant devenue exigüe vue le nombre des fidèles qui s’accroissait au jour le jour. Cette nouvelle construction était en chantier et devrait compter à terme plus de deux mille places assises. Les travaux avançaient déjà et étaient appréciés par celles et ceux qui passaient par-là. Cette nouvelle église en chantier comprenait déjà, en plus du rez-de-chaussée, une crypte (salle souterraine) et une mezzanine et nous étions déjà  entrain de nous préparer pour amorcer les travaux  de la toiture. Malheureusement,  tous les travaux réalisés ont été détruits et nous sommes appelés aujourd’hui à recommencer  tout à zéro. Nous allons élever nos mains vers Notre Mère du Ciel, afin qu’elle suscite des hommes et des femmes de bonne volonté qui pourraient nous aider  à reprendre le projet pour le conduire à son terme.
Paix aux âmes des illustres disparus. Je prie en particulier pour les catéchistes, les choristes, les légionnaires et acolytes de la Chapelle Saint Louis des Français morts sur le champ d’apostolat, dans la Vigne du Seigneur et enfouis dans les décombres du chantier de la nouvelle église en construction. Que leur sang versé par terre soit la « semence des chrétiens » du Congo et du monde entier et que leurs noms soient inscrits dans le Livre de la Vie.

« Le Seigneur est Mon Berger : je ne manque de rien.
Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure »(Psaume 22,1.4)

dimanche 24 juin 2012

IN MEMORIAM... ADIEU MAMU CHRISTINE MBUAYA


« Bientôt, je vais vous laisser…
Préparez pour moi une grande fête… »

Le Père Jean de Marie Bukasa a la profonde douleur d’annoncer à ses confrères, consœurs, amis et connaissances la mort inopinée de sa chère Maman Christine Mbuaya, âgée de 82 ans,  mort survenue le matin, de ce lundi 18 juin 2012 à Kinshasa. Il vous prie de garder une pensée pieuse pour le repos de l’âme de la disparue. 

Le Père Jean Marie, depuis la Ville de Paris (France) où il se trouve présentement pour des soins ophtalmologiques témoigne : « Maman n’était pas souffrante. Loin s’en faut ! Comme d’habitude, ce lundi-là, après s’être levée, après avoir pris son bain, elle a posé un acte inhabituel : elle a choisi de mettre son plus joli pagne et ses beaux souliers avec le plus beau foulard de tête. Comme en blaguant, elle aurait dit à celles et ceux qui étaient avec elle : « Bientôt,  je vais vous laisser ». Une semaine avant, il avait demandé à ses fils d’organiser une grande fête pour elle à la fin de ce mois de juin…Comme tout le monde le sait, une grande mère, on ne la prend souvent pas au sérieux. On pensait que c’était de la blague habituelle. Fervente légionnaire, elle a pris son chapelet pour la prière. C’est en douceur qu’elle s’est endormie dans son divan au salon. Ceux qui étaient avec elle croyait que c’est le petit sommeil matinal. C’est comme cela que le Christ, en compagnie de sa mère la Vierge Marie sont venus prendre cette servante de Dieu, la fervente légionnaire »

C’est le vendredi 22 juin que les funérailles ont été organisées à la Place YMCA au centre ville de la capitale Kinshasa. La messe a été célébrée, par le curé entouré de quatre prêtres carmes : Yan, le délégué général des carmes du Congo, ainsi que les Pères Tharcisse, Constatin, Germain, le samedi 23 à la Paroisse Saint Raphaël où elle a effectué son apostolat en tant que légionnaire durant de longues années. Dans la foule on pouvait remarquer la présence des étudiants carmes, des sœurs carmélites de Saint Joseph et un bon nombre des religieux et religieuses des diverses congrégations ainsi que des familiers, des amis et connaissances. De la Belgique est venue sa fille Geneviève Mala pour les obsèques de sa chère Maman.
Peu avant les absoutes, le Père Constantin, supérieur du couvent Theresianum des carmes de Kinshasa, a pris la parole pour lire la lettre, ô combien émouvante, lettre du Père Jean Marie à sa maman, lettre d’un fils à sa mère.
A la fin de la messe, le cortège funèbre s’est dirigé tout droit vers le cimetière de Kintambo où repose papa Malu Athanase, son fidèle époux qui a quitté la terre des hommes il y a de cela 22 ans…   
Nous retenons de maman Christine Mbuaya son sourire maternel. Son sens d’humour : auprès d’elle, on ne s’ennuyait guère. Mamu, comme aimait l’appeler affectueusement tout celui qui s’approchait d’elle, était une bonne conseillère. De sa bouche sortait la sagesse pour instruire, corriger et éduquer.  De là haut, nous demandons à Mamu de réciter sans relâche ce chapelet de la Vierge Marie pour la paix et l’unité dans notre pays.

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FUNERAILLES  DE MAMU   
EN IMAGES
 
Veillée mortuaire à la Place YMCA

Quelques membres de la famille MUTA

Messieurs Martin et Shambuyi, membres de la famille

Les Pères YAN et ARTHUR dialogant avec les grands frères du Père Jean Marie

Recueillement des carmélites et des carmes devant la dépouille de Mamu

La dépouille de Mamu avec un visage de paix

Amis et connaissances de la famille MALU venus se recueillir

La famille MALU entourant le cercueil de Mamu















Messe des funérailles à la Paroisse Saint Raphaël

Levée du corps pour la paroisse Saint Raphaêl

Une foule est venue participer à la messe des funérailles

Le curé de la paroisse évocant les vertus de Mamu pendant l'homélie

Les absoutes par le curé de la paroisse Saint Raphaêl

Le P. Yan, Délégué général des Carmes aspergeant la dépouille de Mamu

L'esncensement de la dépouille de Mamu par le curé

Les fils et filles de Mamu assistant aux absoutes










La sortie de la messe, douleurs de séparation
















Arrivée au Cimetière de Kintambo

 Enterrement au Cimetière de Kintambo


Bénédiction de la tombe par le P. Constantin assisté par le  P. Yan.
La mise en terre de Maman Christine Mbuaya

Moment d'émotion de l'une des petites filles de mamu

PIUS, l'un des fils de Mamu prononcant le discours d'adieu

Discours d'adieu de Madame Génevière MALA, fille de mamu, venue de la Belgique



samedi 23 juin 2012

OBSEQUES DE MAMAN CHRISTINE MBUAYA

Que rendrais-je au Seigneur ?
J’élèverais la coupe du salut, je rendrais grâce…

LETTRE DU PERE JEAN MARIE
 A SA MAMAN CHRISTINE MBUAYA
Chère Mamu,
Je suis triste parce que tu me quittes pendant que je me préparais pour venir te raconter ce que la Vierge Marie a fait pour moi lors de l’explosion du dépôt de munitions à Brazzaville le dimanche 4 mars 2012.
Vu ton âge, je n’avais jamais voulu que tu saches la nouvelle de mon accident. J’avais perdu la vue pendant plusieurs jours. Aveugle confirmé par les grands médecins spécialistes. Aujourd’hui, par ma foi en Jésus et Marie, à travers la récitation du chapelet, je suis guéri miraculeusement à l’étonnement des médecins. Pour te prouver que la guérison est effective, je t’écris cette lettre à la main.
Chère Mamu,
Par le chapelet, je suis sauvé d’une grande explosion : les gens sont morts autour de moi, mais ton fils a été encore retenu pour continuer son ministère de prêcher Jésus et sa Mère à travers le monde.
Toi aussi, par le chapelet et avec le chapelet en main, la Vierge Marie et son Fils viennent de te prendre en douceur pour rentrer au Ciel. Quand j’ai eu cette triste nouvelle, j’ai beaucoup pleuré devant la statue de la Vierge de ma chambre. Je me suis « chamaillé » avec elle parce qu’elle ne devrait pas me faire cela. Finalement, elle m’a rassuré que tu es en vie. Tu n’es pas morte. Depuis ce jour là, je sais que tu es en vie.
Rappelle-toi, lors de notre dernière rencontre avec toi à Kinshasa, tu m’as remis ta photo en me disant : « Si je meurs, tu as mon souvenir pour me voir ». Après, tu as entonné le chant marial et un autre d’action de grâce. Tu m’as dit : « Je t’ai consacré à Dieu avec tout mon cœur ». Je me suis agenouillé, tu as prié sur moi. Tu m’as demandé de veiller à l’unité de la famille en présence de ta fille aînée. J’avais tout enregistré sur mon téléphone portable.
Chère Mamu,
Que mon absence à tes obsèques ne te trouble pas. Plusieurs de tes enfants prêtres, religieux et religieuses sont à tes côtés. Père YAN, qui est mon supérieur provincial t’a donné un beau cadeau de chapelet qui te permet de continuer ta vie de prière au Ciel. Il te l’a offert au nom de tous tes enfants carmes de la Délégation du Congo ainsi que de toutes les carmélites présentes sur le sol congolais qui prient pour toi.
A Brazzaville, tout le monde est triste.
Tu m’as toujours dit que Père Christian Muta est ton fils chéri. Sache qu’il ne peut pas être avec toi à cause de ses responsabilités à Bukavu. Il est de cœur avec toi.
Mon médecin m’a déconseillé d’aller te voir maintenant parce que je dois protéger mes yeux en évitant de beaucoup pleurer pour éviter le pire.
Prie toujours pour tes enfants et tes petits enfants. N’oublie pas les enfants de ta sœur Misenga Mwa Mbuyi et leurs petits enfants. Ta sœur Tshifika qui est à paris ne t’oublie pas.
Encore une fois de plus, merci Chère Mamu pour ce que tu as été pour toute la famille.
Que ton âme repose en paix.

Fait à Paris, le 23 juin 2012.
Père Jean Marie Bukasa Malu Tshibi Nkubula ne Mbuaya.